Sinthèse de la route

LA RENAISSANCE OCCITANE
Après l’époque où une à une les terres du comte de Toulouse furent rattachées au royaume de France, où l’édit de Villers Cotterêts imposait l’usage de la langue française dans tous les actes de la vie publique, on pouvait penser que l’Occitan était condamné. Mais pendant les guerres de religion (catholiques contre protestants) le pouvoir royal s’affaiblit et on vit dans la Navarre souveraine un grand poète, Pierre de Garros, "choisir la cause damnée de notre langue méprisée…". Dans l’albigeois c’est le charron de Rabastens, Augier Gaillard qui prend la plume pour défendre la langue, tout comme Belaud de la Belaudière en Provence. La fin du XVI°s. vit un sursaut que sa première moitié ne laissait pas imaginer. Mais c’est à Toulouse, l’orgueilleuse cité du Pastel, la deuxième ville de France, que naquit vers 1580 l’un des plus grands poètes de cette époque: Pierre Godolin. Dans la ville des capitouls, il va concevoir une œuvre qui va connaître une gloire populaire énorme, ce qui ne l’empêchera pas d’être protégé aussi par des nobles et d’être considéré comme le poète officiel de la ville de Toulouse. Tant et si bien qu’une fois devenu vieux et pauvre, les capitouls lui accordèrent l’aide qu’il demandait pour subsister en souvenir de ses mérites et de la renommée qu’il avait apporté à la ville. Son œuvre la plus connue est " Lo ramelet mondin" paru en 1617, qui fut suivi de quelques "Floretas" en trois recueils. Godolin reste lié à cette époque glorieuse de Toulouse où «l’or bleu» ( le pastel) faisait coulait à flot sur la cité mondine, la richesse et la prospérité.
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