Introduction au Roman

L’ESSOR DEMOGRAPHIQUE ET LE ROLE DES MONASTERES
Le fait nouveau, autour de l’An Mille, est surtout le retour de l’Europe à une certaine stabilité politique: les incursions meurtrières des peuples nomades s’amenuisent avec leur établissement sur des territoires précis. Ceci provoque une forte croissance de la population et donc de nouveaux besoins. D’après l’historien Marc Bloch, “on enregistre alors le plus fort accroissement de la surface cultivée depuis la préhistoire”. Partout on défriche, partout on bâtit. Au centre de cette relance d’activités se placent les ordres monastiques: les Clunisiens, les Cisterciens, les Chartreux et bien d’autres.
Une population en croissance rapide exige aussi des églises plus grandes et plus nombreuses, pour accueillir aussi bien les fidèles que les foules des pèlerins qui recherchent les reliques miraculeuses gardées dans les églises et les monastères. Le nombre des religieux augmente aussi, le culte se fait plus personnel et demande un nombre accru d’autels.
![]() |
|
|
|
|
